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La Mort
La mort est un sujet qui, de tout temps, a déclenché les passions et fait naître les fantaisies les plus absurdes en raison de l’absence totale de connaissances que nous possédons sur ce sujet. Plusieurs religions païennes accordent au défunt, après sa mort, une vie éternelle merveilleuse s’il a été sage, ou atroce s’il ne le fut pas. Mais en étudiant communément toutes les religions païennes et en s’appuyant sur leur philosophie commune, nous remarquons que l’idée de « paradis » et d’ « enfer » est absurde et totalement décalée des idées païennes. Ces images sont issues de superstitions ridicules qui n’auraient pas dû avoir lieu, et servent de « rempart populaire » à la peur de l’inconnu. Dans le paganisme, le bien et le mal n’existent pas, il n’y a que les forces de l’équilibre et du chaos. Pas de bien et pas de mal, donc pas de gentils et pas de méchants, pas de paradis et pas d’enfer. Bien entendu, certains individus ont des vies plus vertueuses que d’autres, mais comment pourrait-on juger la valeur d’une vie dans un univers où le bien et le mal n’existent pas ? Et en fonction de quoi ? Vous comprendrez aisément que l’idée de châtiment ou de faveur est à exclure, car seul l’individu au cours de sa vie est enclin à se récompenser où à se punir moralement lui-même et que les dieux n’auraient aucun intérêt à faire souffrir éternellement l’âme de « mauvais » défunts dans un enfer de feu ou de glace. Rien que le fait de parler d’un « éternel bonheur » ou d’un « éternel malheur » s’oppose à la philosophie païenne. En effet, et je reviens à la notion d’équilibre sacré déjà abordée, comment pourrait-on être heureux en n’éprouvant plus la moindre souffrance ? (et vice-versa) La souffrance est indispensable au bonheur qui n’existerait pas sans elle. L’idée d’un « paradis merveilleux » est donc absolument ridicule et reviendrait à entreposer des âmes défuntes dans un état de passivité et de neutralité sentimentale absolue, et donc de non-existence relative. Je préfère encore que mon âme disparaisse à ma mort plutôt que de vivre cette condamnation !
L’idée d’une autre vie après la mort, plus ou moins semblable à la notre, est plus adaptée, je pense, au paganisme actuel. Mais dans ce cas vous me poserez la question : « A quoi sert donc notre vie si elle ne détermine pas notre orientation posthume ? » et à cela je répondrai « A exister. » N’est-ce pas merveilleux de savoir que nous existons ? La vie n’est-elle pas fascinante dans toutes ses facettes ? Nous n’avons pas de réponses aux questions concernant la mort, alors à quoi bon se poser continuellement la question de l’après, la question du comment et la question du pourquoi ? Le païen doit vivre et doit profiter de la vie, les questions sur la mort ne lui seront jamais d’aucun intérêt. Intéressons-nous d’abord à la vie avant de nous intéresser à la mort…
Guþrif Olaff Guþrifson
Date de création : 12/05/2007 @ 19:40
Dernière modification : 12/05/2007 @ 19:40
Catégorie : Au quotidien
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