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L’amour et la sexualité
Il est nécessaire que je traite ici le sujet de la sexualité, car ce dernier est souvent négligé, écarté ou déformé par la plupart des païens baignant dans une influence chrétienne ou même anti-chrétienne. Depuis des siècles, les chrétiens ont fait du sexe un objet du mal, et beaucoup de païens actuels ont du mal à se défaire de cette image négative, de ce tabou ridicule. Mais avant de continuer, il est une chose importante, voir nécessaire, que tu dois comprendre : le sexe et l’amour vont de paire. Bien entendu, nous avons pu observer, au cours de l’histoire, différents rituels sexuels plus ou moins sérieux, comme le Hiéros Gamos ou encore les pratiques agricoles telles que le coït dans un champ censé amener la fertilité des cultures (pratique qui perdura jusqu’au 18ème siècle dans certains pays scandinaves), mais l’acte sexuel, telle que nous le percevons de nos yeux de païens modernes, est un acte intime et amoureux. Tout païen proposant des rituels sexuels entre couples éphémères, ou sous la direction d’un prêtre quelconque, ne fait qu’appliquer ses fantasmes vicieux et personnels, et ne peut en aucun cas prétendre agir en vertu de nos dieux ou de nos valeurs.
Tout d’abord, l’une de nos vertus les plus fondamentales est la loyauté, la fidélité. Cette vertu implique au païen de ne jamais trahir la confiance de son ou sa partenaire une fois le serment d’amour prononcé (voir « Union Naturelle »). Aucune pratique sexuelle n’est à priori écartée par le paganisme (sauf, bien entendu, la pédophilie et le viol) dès le moment où les deux partenaires sont librement consentant pour les mettre en application. Le sexe n’est donc pas un tabou, mais il reste l’affaire du couple. Les diverses déviances pseudo païennes telles que la « magie sexuelle » entre inconnus, ou simplement entre non amoureux, les rituels sexuels à plus de deux ou bien allant à l’encontre du consentement de l’un des deux partenaires, sont à bannir strictement. L’acte sexuel en lui-même est quelque chose de magique (dans tous les sens du terme) et il est absolument grossier de vouloir le transformer en vulgaire objet de pratiques ésotériques déviant de toute réalité spirituelle. Les pratiquants de ce genre d’artifices oublient vite que l’amour est la source de l’une des plus grande magie qu’il soit, et que parvenir à accorder deux orgasmes simultanément chez un couple non amoureux libère autant, si pas moins d’énergie, qu’un simple baiser d’amoureux.
Si le monothéisme a fait de l’amour une faiblesse, il restera toujours une force à nos yeux de païens. L’amour est un don des dieux pouvant transformer un homme en héros, mais il peut aussi en faire un lâche s’il est mal appliqué. Le païen ne doit jamais oublier ses vertus, encore moins lorsqu’il est amoureux. En appliquant ses vertus et en profitant de l’amour qui lui est accordé ou non, un païen est capable de grande magie, le plus souvent sans qu’il ne s’en rende directement compte. Pour aucun prétexte il ne doit abuser de ces pouvoirs, car un trop grand bonheur, tout comme un trop grand malheur, déstabiliserait l’équilibre sacré et serait source de chaos pour le païen considéré. Un chagrin d’amour est un lourd moment de tristesse pour un individu – et cela quelle que soit sa religion – mais le païen ne doit jamais voir en cela une fin inévitable et effacer la tristesse de son cœur en quête d’un bonheur nouveau.
Extrait des carnets de Guþrif l’Ancien
Date de création : 12/05/2007 @ 19:39
Dernière modification : 12/05/2007 @ 19:39
Catégorie : Au quotidien
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