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Egils skallagrimsson perd son fils bödvarr qu'il aimait plus que tout , en mer , et quelque temps avant il avait perdu son fils Gunnar mort d'une maladie , le voila ainsi privé de descendanceun des coup les plus rudes pour un viking de ce temps là. Egil s'en prend au maitre des destinées , le dieu auquel il a voué un culte toute sa vie , Odin , pour la perte de son fils mais malgrès sa douleur , le scalde finit par remercier Odin , pour lui avoir donné la poésie , ce qui lui permet d'immortalisé le souvenir de ses fils et d'enchanté sa douleur , et transforme ce poème en acte de foi
l'irréparable perte des fils
1. m'est bien pénible de mouvoir la langue et de soulever la mesure du chant n'est point prometteur le larcin de Vidurr ni facile a tirer de la cachette de l'ame.
2.ne jaillit point sans peine -car chagrin provoque cette oppression- du séjour de pensée l'heureuse trouvaille de l'epoux de Frigg autrefois emportée de Jötunheimr.
3.la sans défaut qui remit en marche le vaisseau de Nökkver. le sang du géant gronde en bas des portes du hangar à bateaux de Nàinn
4.car mon lignage au terme touche, foudroyé à outrance comme arbres en forêt; n'est point homme joyeux celui qui les membres porte de ses parents morts des bancs jusques en terre.
5.pourtant il faut que de ma mere la mort et de mon pere la perte d'abord je dise , et je l'exhale du temple des paroles la charpente de louange que le langage orne de feuilles.
6.cruelle me fut la brèche que la vague opéra dans la haie des parents de mon père; vacante je sais et large ouverte la faille que la mere fit en prenant mon fils.
7.féroce Ràn a fait ravage autour de moi, dépourvu suis de ceux qu'aimai; la mer a rompu les liens de ma race, le ferme fil entre mes mains.
8.sache si cette offense par l'épée se réglait, que le brasseur de bière aurait fini son temps; si je pouvais rencontrer le frère du tourment de la vague je l'irai affronter, lui et lépouse d'Aegir .
9.pourtant je n'uesse point pensée avoir la force d'entrer en litige avec la meurtrière du fils, car a tout le peuple éclate aux yeux le fait: le vieux féal est sans descendance.
10.la mer m'a fait grand pillage, cruel de dire la perte des parents, depuis que le bouclier de ma race sur les chemins de joie, mort , a disparu.
11.je le sais bien moi même que dans mon fils ne croissait point nature de mauvais féal si ce bois de l'écu avait atteint maturité tant que le Got des armées ne l'eut saisi.
12.il estimait toujours ce que disait son père quand même tout le peuple autre chose eût dit, il me soutenait plus que nul autre et de ma force était le plus sûr soutien.
13.souvent me rappelle le souffle du géant, l'absence de frères, j'y réfléchis quand s'enfle la bataille, je scrute alentour et pense a ceci :
14.quel autre féal fidèle envers moi me protègera dans la bataille? m'en est souvent besoin près des perfides; me faut voler prudent si mes amis décroissent.
15.bien dur à trouver celui que pouvons croire parmis le peuple de la potence dElgr car il est bon pour Hel qui rejette sa race en vendant pour des bagues le cadavre de son frère.
16.souvent je trouve que qui demande argent ...................... --strophe mutilée--
17.on dit aussi que nul n'obtient compensation pour fils sil n'en engendre lui même un autre qui pour autrui soit estimé même homme que son frère.
18.je n'aime plus la compagnie des hommes, quand même chacun y maintiendrait la paix; au palais de Bileygr le fils est arrivé, l'enfant de ma femme, retrouve les siens.
19.mais le prince du moût du malt d'un coeur ferme contre moi se dresse; je ne puis plus maintenir droit le char de la raison, la proue du sol .
20.depuis que le feu de la fièvre haineusement ravit mon fils de ce monde, lui dont je sais qu'il évita, prudent , la tare de l'opprobre.
21.je me souviens encore quand l'ami des Gots enleva dans le monde des dieux le frêne de ma race, celui qui crût de moi et de la souche parente de ma femme.
22.j'avais bon rapports avec le seigneur à la lance, j'étais sans crainte, plaçant en lui ma foi, avant que l'ami des chars, le chef de la victoire n'eût déchiré notre amitié.
23.aussi je ne sacrifie pas au frère de Vili, au seigneu des dieux de bon coeur, bien que l'ami de Mimir m'ait fait en compensation de mon malheur un don que je tiens pour le meilleur.
24.il m'a doté d'un art, l'ennemi du Loup, l'habitué au combat, dépourvu de défaut et de cette nature qui me fit obliger mes ennemis à dévoiler leurs supercheries.
25.a présent tout m'est dur : la soeur de Njörvi, ennemi du Double, sur le cap se tient; serai pourtant joyeux, de bon vouloir, et sans crainte mort attendrai.
Trad: Régis Boyer
Date de création : 24/04/2007 @ 10:21
Dernière modification : 24/04/2007 @ 10:43
Catégorie : Poésie
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