Texte à méditer :  Avant de pénétrer
Que l'on surveille à la ronde,
Que l'on examine
Toutes les entrées
Car on ne sait jamais
Où les ennemis
Siègent sur les bancs de la salle.   Hávamál 01

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Poésie - Sonnatorekk

Egils skallagrimsson perd son fils bödvarr qu'il aimait plus que tout , en mer , et quelque temps avant il avait perdu son fils Gunnar mort d'une maladie , le voila ainsi privé de descendanceun des coup les plus rudes pour un viking de ce temps là.
Egil s'en prend au maitre des destinées , le dieu auquel il a voué un culte toute sa vie , Odin , pour la perte de son fils mais malgrès sa douleur , le scalde finit par remercier Odin , pour lui avoir donné la poésie , ce qui lui permet d'immortalisé le souvenir de ses fils et d'enchanté sa douleur , et transforme ce poème en acte de foi


l'irréparable perte des fils

1. m'est bien pénible
de mouvoir la langue
et de soulever
la mesure du chant
n'est point prometteur
le larcin de Vidurr
ni facile a tirer
de la cachette de l'ame.

2.ne jaillit point sans peine
-car chagrin provoque
cette oppression-
du séjour de pensée
l'heureuse trouvaille
de l'epoux de Frigg
autrefois emportée
de Jötunheimr.

3.la sans défaut
qui remit en marche
le vaisseau
de Nökkver.
le sang du géant
gronde
en bas des portes
du hangar à bateaux de Nàinn

4.car mon lignage au terme touche,
foudroyé à outrance
comme arbres en forêt;
n'est point homme joyeux
celui qui les membres porte
de ses parents morts
des bancs jusques en terre.

5.pourtant il faut
que de ma mere la mort
et de mon pere la perte
d'abord je dise ,
et je l'exhale
du temple des paroles
la charpente de louange
que le langage orne de feuilles.

6.cruelle me fut la brèche
que la vague opéra
dans la haie des parents
de mon père;
vacante je sais
et large ouverte
la faille que la mere
fit en prenant mon fils.

7.féroce Ràn
a fait ravage autour de moi,
dépourvu suis
de ceux qu'aimai;
la mer a rompu
les liens de ma race,
le ferme fil
entre mes mains.

8.sache si cette offense
par l'épée se réglait,
que le brasseur de bière
aurait fini son temps;
si je pouvais rencontrer
le frère du tourment de la vague
je l'irai affronter,
lui et lépouse d'Aegir .

9.pourtant je n'uesse point
pensée avoir la force
d'entrer en litige
avec la meurtrière du fils,
car a tout le peuple
éclate aux yeux le fait:
le vieux féal
est sans descendance.

10.la mer m'a fait
grand pillage,
cruel de dire
la perte des parents,
depuis que le
bouclier de ma race
sur les chemins de joie,
mort , a disparu.

11.je le sais bien moi même
que dans mon fils
ne croissait point
nature de mauvais féal
si ce bois de l'écu
avait atteint maturité
tant que le Got des armées
ne l'eut saisi.

12.il estimait toujours
ce que disait son père
quand même tout le peuple
autre chose eût dit,
il me soutenait
plus que nul autre
et de ma force était
le plus sûr soutien.


13.souvent me rappelle
le souffle
du géant,
l'absence de frères,
j'y réfléchis
quand s'enfle la bataille,
je scrute alentour
et pense a ceci :

14.quel autre féal
fidèle envers moi
me protègera
dans la bataille?
m'en est souvent besoin
près des perfides;
me faut voler prudent
si mes amis décroissent.

15.bien dur à trouver
celui que pouvons croire
parmis le peuple
de la potence dElgr
car il est bon pour Hel
qui rejette sa race
en vendant pour des bagues
le cadavre de son frère.

16.souvent je trouve
que qui demande argent
......................
--strophe mutilée--

17.on dit aussi
que nul n'obtient
compensation pour fils
sil n'en engendre lui même
un autre
qui pour autrui soit
estimé même homme
que son frère.

18.je n'aime plus
la compagnie des hommes,
quand même chacun
y maintiendrait la paix;
au palais de Bileygr
le fils est arrivé,
l'enfant de ma femme,
retrouve les siens.

19.mais le prince du moût du malt
d'un coeur ferme
contre moi se dresse;
je ne puis plus
maintenir droit
le char de la raison,
la proue du sol .

20.depuis que le feu de la fièvre
haineusement
ravit mon fils
de ce monde,
lui dont je sais
qu'il évita,
prudent , la tare
de l'opprobre.

21.je me souviens encore
quand l'ami des Gots
enleva
dans le monde des dieux
le frêne de ma race,
celui qui crût de moi
et de la souche parente
de ma femme.

22.j'avais bon rapports
avec le seigneur à la lance,
j'étais sans crainte,
plaçant en lui ma foi,
avant que l'ami des chars,
le chef de la victoire
n'eût déchiré
notre amitié.

23.aussi je ne sacrifie pas
au frère de Vili,
au seigneu des dieux
de bon coeur,
bien que l'ami de Mimir
m'ait fait en compensation
de mon malheur un don
que je tiens pour le meilleur.

24.il m'a doté d'un art,
l'ennemi du Loup,
l'habitué au combat,
dépourvu de défaut
et de cette nature
qui me fit obliger
mes ennemis à dévoiler
leurs supercheries.

25.a présent tout m'est dur :
la soeur de Njörvi,
ennemi du Double,
sur le cap se tient;
serai pourtant joyeux,
de bon vouloir,
et sans crainte
mort attendrai.

Trad: Régis Boyer


Date de création : 24/04/2007 @ 10:21
Dernière modification : 24/04/2007 @ 10:43
Catégorie : Poésie
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