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Le destin est un concept très important pour les asatrus. David le présente de manière à la fois sincère et un peu ironique. Thierry, par contre, nous donne dans son texte une explication des nombreux termes asatrus relatifs au concept de destin.
Le Destin version David
Notre destin est tracé, nous devons l'accepter pleinement et vivre au mieux avec pour en être fier et digne. Les Nornes ont décidées, nous suivons... C'est un peu simpliste comme explication, mais de Destin version Nordique est assez complexe et pas évident à expliquer... d'autant plus que nous ne connaissons pas notre destin, ce qui ne facilite pas les choses )
Par contre nous pouvons agir dessus, dans une certaines limite, c'est le rôle (entre autre) des runes.
Le Destin n'est pas vu comme une fatalité, mais comme une acceptation de l'ordre du Wyrd, de quelque chose qui nous dépasse totalement mais dans lequel on joue un rôle, si petit soit-il, mais un rôle important. Le nier c'est nier l'Ordre.
Il faut savoir que pour le Nordisant tout est lié, et chaque événement, aussi minime soit-il, entraîne une chaîne de conséquences, un peu comme l'effet papillon. Ce n'est pas une simple relation de cause à effet, mais de cause qui entraîne un effet qui devient lui même une cause qui entraîne un autre effet etc. C'est pourquoi nous parlons d'une "toile du Wyrd" comme une toile d'araignée, ou comme une tapisserie, chaque fibre est en contact avec d'autres fibres, en faire vibrer une fait vibrer les autres. Ces fibres sont les vies d'un humain, animal, végétal, pierre... Tout est vivant pour nous. Notre destin est donc de suivre cette fibre jusqu'à son terme, c'est à dire jusqu'à ce qu'une Norne la coupe.
Ainsi, on ne peut pas se prendre pour le nombril du monde ou croire que tout nous est dû! Nous savons que nous devons respecter les autres (humain ou non) car nous faisons tous parti d'un univers commun où tout est lié.
Le libre arbitre existe, on peut toujours se rebeller (enfin essayer), mais alors nous perdons la chose le plus importante pour nous : le sacré qu'il y a en nous ! Nous sommes les fils et filles d'Odin, nous devons nous montrer digne de lui, nier notre destin, c'est nous nier nous même et donc nier notre sacralité, nier les dieux. Bien sur tout n'est pas prévu à la seconde près, ce que je suis entrain d'écrire, je l'écrit de mon propre chef, ça ne fait pas parti de mon destin d'écrire ça  Nous sommes des êtres libres, libres de suivre notre destin, libre de l'accomplir pour la gloire des dieux ou de le refuser avec toutes se conséquences, mais personne ne m'oblige....
Le Destin version Thierry
Ce concept a une importance particulière chez l'Odiniste car c'est dans ce Destin que s'exprime la Sacralité "multiverselle".
L'Orlög est en effet l'individualisation du principe premier du Multivers : la Vie. C'est dans la Gyfta (ce-qui-m'a-été-donné), la dotation initiale accordée par le Destin, que s'exprime la façon particulière avec laquelle chaque être humain pourra participer au Sacré. La Gyfta rassemble plusieurs éléments qui s'expriment à différents degrés en chacun des individus formant la société humaine, apportant par cela leurs différences et leur complémentarité.
1) Tout d'abord, le Vighugr (esprit-de-la-lutte) est sur eux car, si même si l'Orlög dirige ses pas, il revient à l'Odiniste de connaître son Destin, de l'accepter, et enfin, de l'accomplir.
2) Le second élément est le Mattr (force-intérieure), ce dont l'humain sera capable, la coloration particulière de sa personnalité, les dons insufflés par l'Orlög et les Dieux.
3) Le troisième élément est d'une importance capitale, il s'agit du Megin (capacité de chance), l'aptitude à "pouvoir". La capacité de Chance de l'individu est la corrélation entre cet individu et les éléments impersonnels du Multivers.
Lorsqu'un individu intègre dans son existence ces trois principes, et les réalise volontairement, il devient alors Fridsoell (apte-à-posséder-la-Paix). La Mannhelgi, cette paix intérieure que chaque être trouve dans son appartenance à la communauté cultuelle.
L'Odiniste qui incarne volontairement son Destin et le prend en charge, devient un Goefumadr (celui-qui-à-la-Gifta). Le Goefumadr est le témoin du Destin, de sa Destinée, il vit pour en affirmer le caractère sacré, et non pour sa propre personne. L'Odiniste n'a pas choisit ce qu'il est, mais il lui appartient de le savoir et de se connaître, d'accepter sa Gyfta et de l'assumer. Il n'y a alors plus de victime d'un sort tragique, mais des artisans lucides, conscients, volontaires et humbles de leur Destin. L'Odiniste tentera de se faire une idée de son Destin, cherchera toute sa vie à la manifester dans ses actes et aura atteint son but si cette idée est reconnue par ses pairs.
Si l'individu refuse ce don sacré de l'Orlög, il devient Ogoefumadr (celui-qui-n'a-pas-de-Gyfta), une épave souvent consciente de l'être. Voilà le pire des sacrilèges, le doute en ses propres capacités, en sa Gyfta!
Date de création : 08/08/2006 @ 15:53
Dernière modification : 11/08/2006 @ 11:24
Catégorie : Foi
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